Les élèves de 3e4 découvrent la Résistance toulousaine
« La flamme de la Résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.» - Charles De Gaulle, discours du 18 juin 1940 enregistré dans les studios de la BBC, à Londres. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la France est vaincue et occupée par l’Allemagne nazie. Le 10 juillet 1940, le Parlement donne les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, marquant le début du régime autoritaire de Vichy. À Toulouse, ce régime s’installe en novembre 1940, puis la ville est occupée par les nazis en 1942, avant d’être libérée en août 1944. Durant cette période, Toulouse voit naître plusieurs formes de Résistance contre l’oppression.
Alors, comment la Résistance s’est-elle organisée à Toulouse entre 1940 et 1945 ?
Lors de la sortie avec le musée de la Résistance et de la Déportation, notre classe en a découvert plusieurs exemples. Dans ce développement, nous verrons d’abord qu’elle peut être pacifique, puis clandestine et enfin armée.
Tout d’abord, la Résistance à Toulouse s’organise de manière pacifique, sans objectif militaire immédiat. Elle consiste notamment à rejeter l’idéologie nazie et à diffuser ces idées auprès de la population afin de se faire entendre. Par exemple, le 5 novembre 1940, au 13 rue Alsace-Lorraine, Angèle Del Rio et Yves Bettini, un couple faisant parti des « jeunes communistes », ont diffusé des tracts contre Pétain avec le message « Non au Maréchal félon » grâce à un système à retardement fort ingénieux. Cependant, nous avons vu que la clandestinité était aussi un moyen de lutte.
De plus, Toulouse à vu émerger des actes de Résistance grâce à des réseaux clandestins, qui non seulement secouraient les alliés mais aidaient aussi les juifs à se cacher des milices et du régime. À titre d’exemple, Marie-Louise Dissard propriétaire du magasin situé 40 rue de la Pomme, a dirigé le plus grand réseau de la région créé en 1943 : « Françoise ». Bâti sur les cendres du réseau « Pat O’Leary », il est spécialisé dans le sauvetage de militaires alliés et l’évasion de juifs. Malgré cela, la Résistance armée à aussi marquée Toulouse.
Enfin, la Résistance toulousaine s’est organisée autour d’actions armées, d’attentats cibléset de sabotages. La brigade FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée) en est un exemple marquant. Ses premières opérations, menées sous la direction de son chef Marcel Langer, consistaient notamment à saboter des installations électriques et à incendier des camions allemands. Après son exécution, le 23 juillet 1943, la brigade organise en représailles l’assassinat de l’avocat général Pierre Lespinasse, tenu pour responsable de sa condamnation à mort.
En définitive, la Résistance à Toulouse s’est organisée de manière pacifique, sans objectif militaire, mais aussi clandestine, grâce à plusieurs réseaux, et enfin autour d’actions armées, d’attentats ou de sabotages.
Nurya et Lana
De juin 1940 à novembre 1942, Toulouse a vécu sous le régime de Vichy. Mais derrière cette obéissance officielle, il y avait des hommes et des femmes qui refusaient de baisser les bras. Qu’est-ce qui c’est passé lors du régime de Vichy à Toulouse ?
Nous avons tout d'abord visité le parcours de Silvio Trentin. Cet ancien député italien, contraint de fuir le fascisme, s’est installé à Toulouse. Loin de se terrer, il a continué le combat, défendant ses idéaux de liberté jusqu’au bout. Cela m'a personnellement touché car même quand il était exilé, il ne renonçait pas.
En second lieu on s'est arrêté devant la préfecture, place Saint-Étienne. Pendant l’Occupation, ce bâtiment imposant était le siège local du pouvoir vichyste. C’est là que se prenaient des décisions souvent douloureuses pour la population. Le voir aujourd’hui, si ordinaire, alors qu’il a joué un tel rôle ça m'a fasciné.
Enfin, nous avons évoqué Henri et Raoul Lion. Raoul, imprimeur et anarchiste. Ils fabriquaient des tracts clandestins dans l’ombre. Grâce à lui, des mots interdits circulaient malgré la censure. Son frère Henri, lui aussi, était pleinement engagé. C’est révélateur : même un métier modeste pouvait devenir un acte de résistance.
En conclusion, Toulouse a obéi à Vichy. Mais dans ses rues, des personnes comme Trentin ou les frères Lion ont refusé d'y obéir. Cela montre que même quand un peuple est soumis la population ne l'est pas forcement.
Anas et Mouhamed